L'association créée par Edgar Cayce
Edgar Cayce's A.R.E.
  L'association créée par Edgar Cayce : A.R.E. 
  Association for Research and Enlightenment, Inc
.


L'œuvre d'Edgar Cayce

Introduction

 
À partir de l’âge de vingt-quatre ans, Edgar Cayce mit au service d’autrui le don remarquable qu’il possédait de se plonger dans un sommeil auto-hypnotique où son esprit transcendait l’espace et le temps. Dans cet état de profonde méditation, il lui était aussi facile de disserter sur les secrets de l’univers que sur la manière de se débarrasser d’une verrue. Les « lectures » de Cayce constituent une inestimable collection de documents, à laquelle de plus en plus de gens se réfèrent à tout propos, que ce soit pour mieux équilibrer leur alimentation, pour améliorer leurs relations personnelles, pour se rétablir d’une maladie déclarée incurable ou pour s’approcher de Dieu.
 
Edgar Cayce décéda il y a bien des années, mais le nombre croissant de livres qui présentent différents aspects de sa vie et de son œuvre — à l’heure actuelle, plus de quatre cents — atteste la pérennité de l’information contenue dans les lectures. Celle-ci s’avère d’une portée dont Cayce lui-même ne se doutait probablement pas. À son époque, qui aurait imaginé que les termes de « médecine holistique », « annales akashiques », « auras », « âmes sœurs », « évolution spirituelle », « méditation », entreraient un jour dans le vocabulaire quotidien de centaines de milliers de gens ?
 
Edgar Cayce est renommé avant tout pour ses lectures sur la santé et le traitement des maladies. Quantité de personnes tirent continuellement profit de cette abondante mine de renseignements datant parfois de presque un siècle. Néanmoins, il ne se limita pas au corps physique et couvrit quelque dix mille sujets distincts, dont la plupart se répartissent en cinq grands thèmes : santé et médecine holistique ; réincarnation et karma ; rêves et interprétation des rêves ; perception extrasensorielle et phénomènes psychiques ; croissance spirituelle, prière et méditation.
 
Les lectures elles-mêmes, 14 306 existantes aujourd’hui,[1] ont été divisées en trois catégories principales :
·        Les « lectures de santé » ou « lectures physiques », se rapportant à la santé et à la médecine. On en compte 9 603.
·        Les « lectures de vie », concernant l’esprit, l’âme, la réincarnation et l’astrologie. On en trouve 1 920.
·        Les « lectures spéciales », consistant en séries de lectures effectuées par Cayce sur une matière déterminée, comme l’Atlantide, l’Égypte, les questions mondiales, le fonctionnement de l’A.R.E., les préceptes pour le développement spirituel, la guérison par la prière. Elles sont au nombre de 956.


On y ajoute les « lectures d’affaires » (747), touchant à des problèmes financiers, industriels ou commerciaux ; les « lectures oniriques » (630), regroupant toutes celles données sur les rêves ; les « lectures mentales-spirituelles » (450), relatives à des conseils spécifiques d’ordre mental ou spirituel.
 
À aucun moment, Edgar Cayce ne prétendit jouir de facultés extraordinaires ou ne se considéra comme un prophète des temps modernes. Il était persuadé que les attributs du Divin existaient en chaque âme, prêts à être éveillés, cultivés et employés à des fins altruistes. En outre, il encourageait sans cesse les gens à tester par eux-mêmes la validité des notions exposées dans les lectures. Foncièrement chrétien, il lut la Bible de la première à la dernière ligne autant de fois que d’années de sa vie. Il insistait cependant sur la valeur d’une étude comparative de divers courants de pensée. L’ensemble de son œuvre repose sur le fait que Dieu et la Création sont un. De ce principe découlent les règles métaphysiques suivantes : tolérance et compassion envers tous les êtres humains ; respect pour les grandes religions du monde ; renoncement à l’ego et amour du prochain.

Ouvrages conseillés :
·        « Edgar Cayce, Il est un fleuve » (“There is a River”) — Thomas Sugrue
·        « Edgar Cayce, Le prophète : Pronostics en transe » (“The Sleeping Prophet”) — Jess Stearn
Note :
   Pour des raisons de confidentialité, chaque individu ou groupe ayant reçu des lectures fut aléatoirement désigné par un numéro. S’il avait obtenu plus d’une lecture, on en indiqua le rang, par ordre chronologique cette fois. La lecture 294-5 correspond donc à la cinquième réalisée pour la personne à qui l’on attribua le numéro 294, en l’occurrence Edgar Cayce lui-même.
 

Santé et médecine holistique

Que disent les lectures d’Edgar Cayce sur la santé et la médecine holistique ?

Les lectures d’Edgar Cayce renferment d’innombrables conseils sur la façon de bien se porter. La nature même d’une grande partie de ces notions témoigne que Cayce possédait en la matière des idées d’avant-garde. Ses suggestions pour retrouver la santé et la conserver, ainsi que pour équilibrer notre mode de vie, s’appuient sur des concepts tels que régime alimentaire adéquat, exercice physique, contrôle des attitudes et des émotions, relaxation et loisirs, purification interne et externe du corps. Selon Cayce, le secret d’une bonne santé relève bien davantage de l’entretien convenable du corps et de la médecine préventive que du traitement des maladies lorsqu’elles se déclarent, c’est-à-dire qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Dans le monde occidental, il fut parmi les précurseurs d’une alimentation à base de fruits, légumes, poisson, volaille, et suffisamment d’eau pour dépurer les organes internes. Notons que Cayce émit ces recommandations, et d’autres similaires, à une époque où la plupart des Américains consommaient beaucoup de viande rouge et d’hydrates de carbone.
 
Les préceptes de Cayce sur la santé et l’art de se maintenir en forme ne s’arrêtent pas à un régime idoine et à la pratique régulière d’exercice. Il y a des dizaines d’années, Cayce insistait déjà sur le rôle que jouait le mental dans l’équilibre physique et le bien-être des gens. La science médicale reconnaît aujourd’hui que les pensées positives accélèrent la guérison. La médecine moderne, tout comme Cayce, affirme que l’humour et la joie restaurent la santé, tandis que les contrariétés, les tensions nerveuses et les attitudes négatives, par exemple les colères répétées conscientes ou inconscientes, favorisent la maladie.
 
Même les personnes critiquant d’autres points de l’œuvre d’Edgar Cayce estiment que ses conseils de santé sont précieux pour bien se porter. Ceux-ci embrassent une vaste gamme de sujets, depuis les furoncles, les hémorroïdes, l’acné, les carences vitaminiques, les fractures et la longévité, jusqu’à l’arthrite, les problèmes infantiles ou d’accouchement, le cancer, l’épilepsie, le psoriasis et les troubles mentaux. En fait, on considère que Cayce a évoqué dans les lectures presque toutes les affections rencontrées dans la première moitié du vingtième siècle. Il est intéressant de constater que maints traitements qu’il prescrivit alors dans des cas isolés, demeurent d’actualité et peuvent se généraliser. Citons le psoriasis et la sclérodermie : Cayce préconisait certains aliments, des manipulations vertébrales et d’autres remèdes naturels. Ces dernières années, des centaines de personnes souffrant de ces maux ont vu leur état s’améliorer en observant de telles recommandations.
 
Les lectures de Cayce, données entre 1901 et 1944, se révélèrent en avance sur leur temps en mentionnant l’influence des attitudes et des émotions sur la santé ; la médecine des énergies ; l’importance de la prière ; la guérison spirituelle. Par ailleurs, elles annoncèrent de nombreux progrès à venir dans la manière d’aborder les questions de santé. Ainsi, Cayce déclara en 1927 : « Bientôt l’on déterminera la condition physique des gens à partir d’une seule goutte de sang. »[2] Ceci est effectivement devenu courant.
 
D’après Cayce, la santé intégrale correspond à l’harmonisation des trois composantes de la vie : physique, mentale, spirituelle. Elle s’acquiert en envisageant l’être humain dans son ensemble, corps, esprit et âme, non en se contentant de soigner la maladie. Pour cette raison, il est souvent admis que la médecine holistique contemporaine tire son origine des lectures psychiques d’Edgar Cayce.
 

Que ce fût pour un problème de santé ou à tout autre égard, les lectures se déroulaient en principe comme suit. Edgar Cayce s’allongeait sur un divan et entrait dans une transe auto-hypnotique, pendant que sa secrétaire Gladys Davis, assise à ses côtés, s’apprêtait à sténographier ce qui se dirait au cours de la séance. Une fois qu’Edgar était endormi, la personne dirigeant la lecture, d’ordinaire son épouse Gertrude, lui adressait la suggestion appropriée afin d’obtenir l’information requise. Quand il s’agissait de « lectures physiques », Gertrude énonçait :

« Vous allez être en présence du corps de __________ [nom de l’intéressé], en ce moment à __________ [nom de la ville et adresse]. Vous le parcourrez avec attention et l’examinerez en détail. En parlant distinctement, à un rythme normal, vous décrirez les états pathologiques existants et en fournirez la cause ; vous indiquerez la façon d’y remédier et de soigner le corps. Vous répondrez aussi aux questions qui vous seront posées. »

Cayce confirmait : « Oui, nous sommes en présence du corps. » S’il avait réalisé, même trente ans auparavant, une ou plusieurs lectures pour le patient, il ajoutait : « Nous avons déjà étudié ce cas », et reprenait là où il en était resté alors, indépendamment du temps écoulé. Il s’exprimait en général de sa voix habituelle et se référait à la personne concernée comme si celle-ci était dans la pièce, tandis qu’elle pouvait se trouver à des milliers de kilomètres. Cayce établissait un diagnostic circonstancié, mentionnant tout renseignement utile sur la circulation sanguine, le système nerveux et les organes affectés. Il précisait ensuite les moyens de soulager les maux et, pour finir, répondait aux questions. Signalons que si quelqu’un assistait à sa propre lecture, il lui suffisait de formuler mentalement une interrogation pour que Cayce y répondît.
 
Des nombreuses lectures relatives aux principes curatifs et à la médecine holistique, il ressort que les éléments d’une bonne santé se résument par le sigle C.A.R.E.[3] : circulation, assimilation, relaxation, élimination. Le rôle de chacune de ces fonctions est le suivant :
·        En premier lieu, la circulation. Elle s’avère capitale dans les mécanismes de régénération du corps. En conséquence, la stimuler par des exercices physiques, des massages ou des manipulations thérapeutiques, telles que celles pratiquées en chiropractie et en ostéopathie, renforce considérablement les processus naturels de guérison.
 
·        En deuxième lieu, l’assimilation. Elle représente la manière dont le corps digère la nourriture et répartit les substances nutritives. D’une part, l’assimilation dépend du régime alimentaire : selon les lectures, ce dernier devrait se composer de vingt pour cent d’aliments « acides » (c’est-à-dire qui acidifient l’organisme), de quatre-vingt pour cent d’aliments « alcalins », ainsi que d’un litre et demi ou deux litres d’eau par jour. D’autre part, elle dépend de la façon de préparer et de combiner les denrées. Par exemple, les lectures invitent à consommer régulièrement céréales et agrumes, toutefois jamais au même repas étant donné leur incompatibilité durant la digestion.
 
·        En troisième lieu, la relaxation. Celle-ci inclut assez de sommeil, mais également du temps libre et des loisirs. Cayce affirma dans une lecture :
« Cet état provient de ce que l’on pourrait appeler des déséquilibres d’ordre professionnel : insuffisance de soleil et de dépenses physiques ; trop de travail intellectuel, alors qu’il faudrait maintenir la juste mesure entre l’âme, l’esprit et le corps. La personne qui n’accorde aucune place dans sa vie à la détente et à l’harmonisation de chaque aspect de son être, se leurre et devra tôt ou tard en payer le prix. » [Lecture 3352-1]
 
·        En quatrième lieu, l’élimination. Il est indispensable que le corps se débarrasse de ses toxines et purifie ses organes internes pour fonctionner normalement. Alimentation adéquate, beaucoup d’eau par voie orale, mouvements respiratoires, exercice physique tel que la marche, bains de vapeur et lavements intestinaux assurent de bons mécanismes d’élimination. Cayce insistait sur l’importance d’aller à la selle tous les jours.
L’équilibre entre la circulation, l’assimilation, la relaxation et l’élimination engendre guérison, santé et longévité.
Même si certains rétablissements furent spectaculaires, soulignons que les lectures de Cayce ne préconisèrent point de formules ou remèdes miracles. Elles suggéraient habituellement un ensemble de thérapies faisant intervenir l’organisme tout entier, ainsi que les différents aspects de l’être. Malgré ses pouvoirs psychiques, Edgar Cayce n’était pas guérisseur. Par contre, grâce aux conseils de santé intégrale fournis dans les lectures, il enseignait aux gens à agir au mieux pour améliorer leur état ou se remettre de leurs troubles.
 
Se conformer aux traitements ou aux recommandations des lectures exigeait parfois de gros efforts et de la patience. Cayce demandait fréquemment à ceux qui sollicitaient son aide à propos de leurs affections : « Pourquoi désirez-vous guérir ? » En d’autres termes, si dès qu’elle se sentirait bien, la personne allait retourner au mode de vie qui avait provoqué sa maladie, c’était qu’elle cherchait à soigner les effets de ses maux sans vouloir s’attaquer à leur cause profonde. En négligeant la leçon qui lui était offerte, elle risquait de s’exposer à pire adversité dans le futur.


Ouvrages conseillés :

·        « Edgar Cayce, L’encyclopédie de la santé » (“Encyclopedia of Healing”) — Reba Ann Karp
·        « Edgar Cayce, Les clés de la santé : Promesses et défis de la médecine holistique » (“Keys to Health, the Promise and Challenge of Holism”) — Dr Eric Mei
·        « Les remèdes d’Edgar Cayce » (“The Edgar Cayce Remedies”) — Dr William McGarey
·        « Edgar Cayce, Les miracles de la guérison par les énergies du corps » (“Healing Miracles”) — Dr William McGarey

Réincarnation et karma

Que disent les lectures d’Edgar Cayce sur la réincarnation et le karma ?

Edgar Cayce réalisa sa première lecture en 1901, au sujet d’un problème de santé le concernant. Il en donna ensuite beaucoup d’autres, mais il fallut attendre 1923 pour y voir apparaître le concept de réincarnation, au cours d’une séance exécutée à l’intention d’Arthur Lammers, imprimeur à Dayton, en Ohio. En fait, une lecture avait abordé la question douze ans plus tôt ; néanmoins, l’allusion demeura longtemps insoupçonnée, personne dans l’entourage de Cayce n’étant alors versé dans ce domaine. En fin de compte, presque deux mille lectures psychiques, nommées « lectures de vie », eurent pour objet la réincarnation. Celle-ci devint le second grand thème évoqué par Cayce.
 
Qu’est-ce au juste que la réincarnation ? Les lectures d’Edgar Cayce affirment que chacun de nous mène des vies successives dans le but d’évoluer spirituellement et de retrouver la pleine conscience de sa nature divine. Elles excluent la transmigration des âmes, selon laquelle les humains pourraient se réincarner sous forme animale. En substance, elles procurent un cadre philosophique au passé, en mettant l’accent sur la façon d’assumer notre existence actuelle : nous devons vivre l’instant présent, tout en développant notre âme et en nous aidant les uns les autres. D’après Cayce, le parcours que nous avons effectué nous a conduits où nous sommes. La chose essentielle n’est pas qui nous avons été ou ce que nous avons fait auparavant, mais comment nous réagissons face aux opportunités et aux épreuves qui surviennent maintenant, ici-même. En effet, ce sont nos choix et nos actions du moment, issus de notre libre arbitre, qui importent réellement. La perspective de Cayce, en aucune manière fataliste, ouvre des horizons quasi illimités.
 
Dans les lectures, Edgar Cayce signala aussi les dangers d’une compréhension erronée de la réincarnation. Il indiqua que certaines théories en altéraient la véritable signification. En particulier, toutes celles ne reconnaissant pas la libre volonté créaient ce qu’il appelait « un croquemitaine karmique », c’est-à-dire une idée incorrecte qui ignorait les actes authentiques et les rapports étroits liant le karma, le libre arbitre, la destinée et la grâce. Encore de nos jours, la réincarnation est souvent interprétée, à tort, comme un enchaînement inéluctable d’expériences et de relations imposées par le karma. S’il en était ainsi, nos décisions antérieures nous contraindraient à suivre une trajectoire jalonnée d’événements spécifiques, et notre avenir serait déjà fixé. Ce point de vue diverge totalement de celui de Cayce, car les lectures précisent que le passé ne fournit qu’une conjoncture possible ou probable. Elles montrent que, loin de se comporter en simple spectateur, parfois réticent, l’être humain joue un rôle dynamique dans le déroulement de sa propre existence.
 
Le mot « karma » est un terme sanskrit signifiant « action, œuvre ou acte ». Parce qu’il désigne nos actes et leurs conséquences sur notre sort tout au long de nos incarnations, on lui prête communément le sens de « cause à effet ». Les lectures s’accordent avec cette définition, mais y ajoutent la notion philosophique inédite et exclusive que le karma peut être envisagé comme une mémoire. Il ne s’agit donc pas d’une « dette » à payer conformément à un barème universel, ni d’une série d’expériences déterminées par nos actions précédentes, bonnes ou mauvaises. Le karma n’est qu’une mémoire, une source d’information contenant des éléments positifs et d’autres négatifs en apparence, où le subconscient puise les renseignements qu’il utilise dans le présent. Ceci explique, par exemple, les affinités ou les animosités spontanées que nous ressentons à l’égard de certaines personnes. Bien que cette mémoire subconsciente se reflète dans notre physionomie et influence nos pensées, nos réactions et nos décisions, nous avons sans cesse la possibilité de recourir au libre arbitre pour orienter notre vie.
 
Les lectures de Cayce mentionnent que quand nous décédons, nous ne nous réincarnons pas immédiatement. Puisque ce que nous appelons ici-bas « subconscient » devient notre conscient dans l’au-delà, l’âme récapitule tout ce qu’elle a traversé et sélectionne, parmi les leçons qu’elle doit apprendre, celles qu’elle se sent capable d’assumer maintenant afin de continuer son évolution. Elle attend alors le moment propice pour renaître sur la terre. Elle retourne d’ordinaire dans un milieu qu’elle a connu au préalable. À chaque nouvelle vie, elle opte entre un corps masculin ou féminin, selon l’objectif de son incarnation. En outre, elle choisit l’entourage et les conditions (parents, famille, lieu, époque, etc.) qui lui permettront de se perfectionner et d’accomplir ce qu’elle espère réaliser. Cependant, ses expériences dépendront de la manière dont elle emploiera son libre arbitre à l’intérieur de ce contexte. Nous pouvons en effet considérer nos tribulations comme des obstacles et des pierres d’achoppement ou, au contraire, les transformer en situations bénéfiques, en opportunités d’élever notre niveau de conscience. Le processus de réincarnation se poursuit jusqu’à ce que nous personnifiions l’amour universel dans le monde et exprimions notre essence divine dans tous les aspects de la vie sur terre.
 
Il convient de noter que talents et qualités ne se perdent jamais, de sorte que les facultés cultivées dans chaque incarnation augmentent le capital du futur. Ainsi, le don des enfants prodiges est la résurgence d’un talent exploité dans une ou plusieurs existences précédentes. Par ailleurs, un excellent professeur de littérature pourra avoir été écrivain, historien et scribe dans des vies antérieures. En fait, nos aptitudes se manifestent en fonction du motif de notre incarnation actuelle.
 
Les lectures révèlent que le karma ne s’établit pas entre les individus, mais uniquement envers soi, en d’autres termes que « l’on est toujours confronté à soi-même »[4]. Le cours de notre existence se fonde par conséquent sur les décisions que nous prenons afin de répondre à la conjoncture que nous-mêmes avons suscitée. Néanmoins, la notion la plus délicate à saisir reste que nous sommes en général amenés à résoudre nos propres problèmes karmiques par l’intermédiaire de nos rapports avec autrui. Voilà pourquoi, au lieu de nous attribuer l’entière responsabilité de nos échecs et de nos déceptions, nous avons tendance à en rejeter la faute sur nos semblables.
 
Ainsi notre karma nous est personnel, cependant nous nous sentons constamment attirés par les gens ou les groupes nous offrant des occasions favorables de l’assumer. De façon analogue, ceux-ci viennent vers nous dans leur cheminement individuel pour endosser leur mémoire karmique. Nos interactions avec les autres nous permettent donc d’être confrontés à nous-mêmes et de vivre des événements qui nous enseignent et nous aident à progresser sur le sentier spirituel. Les épisodes passés ensemble réapparaissent souvent, lors d’incarnations ultérieures, en tant que liens familiaux, professionnels, culturels ou ethniques. Les lectures soulignent que nous ne rencontrons jamais quelqu’un accidentellement, car il n’y a point de coïncidences. De même, nous n’éprouvons dès l’abord de vive sympathie ou antipathie, qu’à l’égard de personnes que nous avons connues auparavant.
 
Nous devons subir les conséquences de nos choix, actes et attitudes antérieurs. La Bible déclare : « Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. »[5] Les adeptes de la réincarnation expriment cette vérité par : « Nous attirons ce qui nous est semblable. » Cela implique qu’un jour nous endurerons des souffrances similaires à celles que nous avons infligées aux autres, ou que nous goûterons aux incidences que nos décisions ont eu sur eux.
 
À l’inverse des doctrines fatalistes nous vouant à un sort immuable, la théorie de Cayce affirme que nous demeurons maîtres de notre destinée. En effet, nous avons la possibilité de contrôler nos pensées, nos paroles et nos actions, et de choisir notre comportement envers les circonstances que nous avons nous-mêmes engendrées. Comprenons que tout ce qui se produit dans notre existence est le fruit de notre propre création, et que nos épreuves contribuent toujours à notre développement lorsque nous les regardons comme des opportunités de corriger les erreurs du passé ou d’acquérir sagesse et entendement.
 
Découvrir la raison pour laquelle nous sommes dans telle ou telle situation n’est pas le principal : ce qui compte vraiment est la manière dont nous nous disposons à y faire face, car de nos réactions naissent nos expériences futures. Ainsi, deux personnes pourront adopter une attitude très différente dans un cas comparable, par exemple la perte d’un emploi. Tandis que la première sombrera dans l’angoisse et l’amertume, la seconde verra là une occasion inespérée de refaire sa vie et de se consacrer à quelque activité la passionnant de longue date.
 
La réincarnation est un concept qui figure dans les grandes religions du monde et ne se limite pas aux philosophies orientales. Elle professe la tolérance et la compassion, répond à de nombreuses questions et donne un sens aux moindres aspects de l’existence. Utile pour certains, elle reste matière à controverse pour d’autres. Néanmoins, ce que les tiers peuvent en penser n’est guère pertinent. Les adeptes avisés savent que divers milieux, conditions et circonstances ont marqué leurs vies successives. S’ils croient en la réincarnation, ce n’est pas afin de s’appesantir sur le passé ou de s’enorgueillir d’avoir peut-être joui de célébrité précédemment. Mais ils se servent de cette connaissance dans le dessein de croître en esprit et de contribuer à améliorer le monde dans lequel nous vivons. La citation suivante de Cayce illustre l’idée à merveille :
« Déterminez dans quel but vous recherchez cette information. Si c’est afin de savoir que vous avez vécu, êtes mort, et avez été enseveli sous le cerisier au fond du jardin de grand-mère, cela ne fera pas de vous un meilleur voisin, citoyen ou parent ! Par contre, si c’est pour apprendre que vous avez prononcé des paroles blessantes, ce dont vous vous êtes senti coupable, et que vous pouvez maintenant vous racheter en agissant de façon juste, alors oui, cela en vaut la peine ! » [Lecture 5753-2]

 
 
Ouvrages conseillés :
·        « De nombreuses demeures » (“Many Mansions”) — Gina Cerminara
·        « Edgar Cayce et la réincarnation » (“Edgar Cayce on Reincarnation”) — Noel Langley
·        « Edgar Cayce, La réincarnation : Connaissez votre passé pour créer votre futur » (“Reincarnation: Claiming Your Past, Creating Your Future”) — Lynn Elwell Sparrow

Rêves et interprétation des rêves

Que disent les lectures d’Edgar Cayce sur les rêves et leur interprétation ?

Tout le monde rêve, même si beaucoup de gens ne font pas d’efforts délibérés pour se rappeler leurs songes et en tirer profit. Au début du vingtième siècle, alors que Sigmund Freud et ses collaborateurs, dont Carl Jung, démontraient l’importance des rêves en psychanalyse, Edgar Cayce formulait une méthode simple permettant de les comprendre et de les utiliser de façon constructive dans la vie quotidienne. Les centaines de lectures de Cayce concernant les rêves et leur interprétation révèlent que nous savons, sur notre corps, notre personnalité, notre individualité, nos habitudes ou notre entourage, infiniment plus de choses que nous n’imaginons.[6]
 
En rêvant, nous avons accès à différents niveaux de notre subconscient, ou inconscient. Celui-ci garde en mémoire tous les événements, les désirs, les espoirs et les souvenirs de nos expériences antérieures. Il possède aussi d’abondantes ressources que, très souvent, nous ne soupçonnons même pas ; en particulier, il est extraordinairement habile à résoudre les problèmes, répondre aux questions, faciliter les examens de conscience et éveiller les facultés psychiques. Par conséquent, les rêves peuvent nous renseigner sur la cause de nos maladies, la manière de vivre en harmonie avec nos semblables, les pensées ou les émotions que nous cherchons à éluder, et bien davantage. En bref, les rêves nous aident à mieux nous connaître sur les plans physique, mental et spirituel.
 
Carl Jung, psychiatre suisse contemporain d’Edgar Cayce, prouva qu’il existait dans l’inconscient un niveau profond lié à une réalité spirituelle non admise par Freud. À ce niveau, que Jung appelait « l’inconscient collectif », nous pouvons communiquer les uns avec les autres grâce à des symboles universels ou archétypes, c’est-à-dire à des images ayant le même sens pour quiconque. Ainsi, un lion ou un grand chat représente force et vitalité ; les oiseaux correspondent à divers aspects de l’amour ou de la compassion ; l’eau caractérise l’Esprit ; un ancêtre ou un vieillard personnifie notre être supérieur ou notre sagesse intérieure. Cela explique que, par leurs symboles ou thèmes universels, de nombreux mythes et légendes se retrouvent dans différentes cultures.
 
Il est parfois possible d’associer les images de nos rêves à des archétypes. Cependant, ce n’est pas toujours le cas, de sorte que les meilleures interprétations s’obtiennent d’ordinaire en analysant ce que chaque symbole évoque pour nous. Aux yeux d’un armurier et d’une victime de guerre, par exemple, un fusil signifiera probablement deux choses opposées.
 
Contrairement à ce que nous pouvons présumer, il n’y a point de « mauvais » rêves, car même les cauchemars renferment des messages destinés à nous aider. Rêver de catastrophes constitue un moyen de relâcher nos tensions émotionnelles, nous encourage à prendre certaines dispositions, ou nous exhorte à transformer notre régime alimentaire, nos attitudes ou notre mode de vie. Si nous leur accordions l’intérêt qu’ils méritent, nos songes deviendraient une inappréciable source d’enseignement et d’inspiration.
 
Mentionnons quelqu’un qui avait rêvé d’un homme sans tête vêtu d’un uniforme. Cayce lui dit, lors d’une lecture, qu’au lieu de « perdre la tête » en s’obstinant à exécuter son travail à la perfection dans les moindres détails, il ferait mieux de se laisser guider par l’Esprit. À un autre, qui avait rêvé qu’un hystérique courait dans les rues en hurlant et en semant le trouble, Cayce recommanda de dominer son mauvais caractère. Une femme s’était vue en rêve bavarder avec une amie ; cette dernière arborait un superbe dentier dont une dent sur deux paraissait en or pur. Dans une lecture, Cayce lui apprit que les dents en or, symboles des vérités spirituelles qu’elle-même énonçait en permanence, étaient effectivement fausses parce qu’elle ne mettait pas en pratique ce qu’elle prêchait. À une dame qui avait rêvé que sa mère défunte était vivante et heureuse, Cayce assura qu’elle ne se trompait pas, car « la mort n’est point une réalité, mais une transition du monde physique au plan spirituel »[7].
 
Certains songes se comprennent très bien de façon littérale. Par exemple, un rêve où nous mangeons une salade peut nous inviter à consommer davantage de crudités. De même, il arrive que nous rêvions d’une personne dont nous sommes depuis longtemps sans nouvelles peu avant de la revoir ou d’en entendre parler.
 
La majorité des rêves s’interprètent néanmoins plus symboliquement. Ainsi, des lieux inconnus ou des pièces closes caractérisent des aspects de nous-mêmes que nous n’avons pas exploités ou que nous refusons de considérer. Une automobile représente communément notre corps et signale que nous devons modifier nos coutumes, nous inquiéter d’un état pathologique ou prendre soin de notre santé.
 
Les rêves de naissance ou de mort sont encore plus symboliques. Ils se rapportent souvent à des situations inédites, à l’abolition de vieilles habitudes ou à des changements. Un songe où quelqu’un va devenir parent, ou s’occupe d’un jeune enfant n’existant pas dans la réalité, annonce en principe un nouveau départ dans la vie ou une idée sur le point d’apparaître. Un rêve funèbre indique fréquemment la mort d’un trait de caractère. Par exemple, si une personne rêve qu’elle assiste aux funérailles du prêtre de sa paroisse, cela suggère qu’elle ignore ses attributs spirituels et les laisse « reposer en paix ».
 
Les rêves donnant des conseils ou semblant porter un jugement se réfèrent à des idéaux, des normes ou des systèmes de valeurs que nous avons adoptés : en rêvant, nous établissons un parallèle, ou une « corrélation » comme le disait Cayce, entre nos récentes actions et nos critères personnels. Citons à ce propos le cas d’une femme à qui l’on avait préconisé, en vain, de supprimer le chocolat pour des raisons de santé. Une nuit, elle rêva qu’elle en passait illégalement à la frontière mexicaine, signe évident qu’elle accomplissait dans l’existence une chose défendue.
 
Des études scientifiques ont montré que chacun d’entre nous rêve, même lorsqu’il n’en garde pas le souvenir. Afin de tirer parti de nos rêves, il faut d’abord mettre un cahier ou un bloc-notes à notre chevet. Si nous dormons suffisamment et faisons l’effort d’écrire au moment du réveil tout ce qui nous vient à l’esprit, ne serait-ce qu’une vague impression ou une légère sensation, nous devrions nous rappeler nos songes assez vite.
 
Une image donnée pouvant avoir une acception différente pour un individu ou pour un autre, l’analyse d’un rêve est en général personnelle. La meilleure manière d’interpréter les symboles que nous voyons, surtout quand ils se reproduisent en diverses occasions, consiste donc à faire le rapprochement entre les événements de notre vie et les rêves qui s’y rattachent.
 
Les cinq points suivants sont essentiels si nous désirons profiter de nos rêves. Simples et pratiques, même les débutants peuvent les appliquer sans peine.
1.      Croyons que nous allons nous souvenir de nos rêves. Engageons-nous à les consigner chaque jour.
2.      Sachons que nos impressions et nos sentiments relatifs à un rêve sont cruciaux pour dégager la signification profonde de celui-ci. Concevons aussi qu’il existe presque toujours plusieurs interprétations possibles, selon le plan de conscience ou le niveau de connaissance où nous nous plaçons.
3.      Les personnages de nos rêves correspondent la plupart du temps à des facettes de notre personnalité ou de notre individualité. Revoyons leurs états d’âme, expressions, conversations et actions au cours du rêve ; et comparons-les à nos propres pensées, paroles et actes dans la vie.
4.      Soyons attentifs aux symboles, aux personnages et aux émotions revenant dans nos songes. Inscrivons-les dans un « dictionnaire de rêves » personnel, en spécifiant le sens et l’importance que nous leur attribuons.
5.      N’oublions jamais que nos rêves peuvent s’avérer très utiles, même si nous ne les comprenons pas immédiatement. Tout le secret réside dans l’assiduité et la persévérance.
Les rêves jouent le rôle capital de mieux nous faire distinguer ce qui se passe en nous et autour de nous, par la corrélation qu’ils établissent entre notre comportement habituel et les valeurs constituant notre idéal. Ils nous signalent les besoins du corps, nous dévoilent nos désirs véritables et nous permettent de mener une existence plus positive. Ils nous aident à prendre des décisions à partir de ce que nous connaissons. Ainsi peuvent-ils nous indiquer comment améliorer nos relations avec quelqu’un lorsque nous avons déjà fait consciemment notre possible à cet égard.
 
En résumé, si nous nous fixons des objectifs précis et agissons en conséquence, les rêves clarifient et orientent notre vie. Chercher à bénéficier de nos rêves est analogue à causer avec un confident qui sait tout sur nous et se tient à notre disposition pour aborder nos problèmes ou nos préoccupations. Il se borne d’ordinaire à nous écouter ; mais, bien souvent, cela suffit à faire surgir les réponses qui demeurent depuis toujours en notre for intérieur sans que nous nous en doutions.
 
Les lectures nous incitent à ne pas négliger nos rêves. Edgar Cayce répéta qu’il n’est rien d’important pour nous qui ne nous apparaisse préalablement en rêve. Il affirma : « Les rêves sont une manifestation du subconscient. Toute condition devenant réalité est d’abord vue en songe. »[8]
 
 
 
Ouvrages conseillés :
·        « Edgar Cayce, Les rêves et la réalité » (“Edgar Cayce on Dreams”) — Harmon Bro
·        « Edgar Cayce, Les rêves : Réponses d’aujourd’hui aux questions de demain » (“Dreams, Tonight’s Answers for Tomorrow’s Questions”) — Mark Thurston

Perception extrasensorielle et phénomènes psychiques

Que disent les lectures d’Edgar Cayce sur la perception extrasensorielle et les phénomènes psychiques ?

 
Edgar Cayce a une histoire qui abonde en exemples de perception extrasensorielle et de phénomènes psychiques. Son aptitude pour effectuer des lectures ressortissait à la perception extrasensorielle, car elle lui permettait de connaître des notions et des faits qu’il n’avait jamais étudiés, ou de voir des gens, des lieux et des événements ne se trouvant pas dans son champ visuel normal. En état de sommeil auto-hypnotique, il pouvait disserter sur quelque matière que ce fût, répondre à n’importe quelle question, dépeindre une scène quelconque et parler de tout ce qui concernait une personne, de sa santé, ses émotions, ses qualités, son milieu, sa vie actuelle, ses incarnations précédentes.
 
Étant donné que l’on rencontre plusieurs sortes de facultés paranormales et maintes façons d’exprimer cette communication hors du domaine des sens physiques, les spécialistes ont décomposé la perception extrasensorielle en diverses catégories, afin de mieux cerner les phénomènes mis en jeu.
 
De manière générale, la perception extrasensorielle se réfère à la capacité de recevoir ou d’envoyer de l’information par des moyens étrangers aux cinq sens. Il s’agit donc de la possibilité d’entrer en contact avec quelqu’un ou quelque chose sans qu’interviennent la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat ou le goût. D’après les lectures d’Edgar Cayce, c’est un attribut que nous sommes tous susceptibles de cultiver et d’utiliser, parce qu’il existe, latent, en notre âme.
 
Un premier genre de perception extrasensorielle est la télépathie. Elle requiert que nous soyons en rapport avec la pensée d’une autre personne. Tandis qu’il habitait au Kentucky, Cayce procéda à une lecture pour un avoué new-yorkais.[9] Il le vit fumer un cigare, l’entendit siffler une certaine mélodie et assista à son rendez-vous avec un client ; ensuite, il le vit lire trois lettres et s’entretenir par téléphone avec quelqu’un dont il cita même le nom. Ces actes furent vérifiés plus tard. Grâce à ses facultés extrasensorielles, Cayce décrivit tout ce que l’homme faisait à New York. Un autre exemple de télépathie est celui où nous pensons soudain à un ami dont nous n’avons pas de nouvelles depuis longtemps, et que ce dernier se manifeste à cet instant.
 
Une deuxième sorte de perception extrasensorielle est la clairvoyance, définie comme l’aptitude à accéder à un savoir dont personne ne dispose. Ainsi, nous pouvons prendre des cartes à jouer, les battre et essayer de deviner ce qu’elles représentent ou, du moins, leur couleur. Nous montrons des facultés de clairvoyance lorsque le nombre de réponses correctes est supérieur à celui prévu par le calcul des probabilités. Le résultat ne doit pas être juste à cent pour cent, mais dépasser nettement l’espérance mathématique. Par contre, si nous demandons à quelqu’un de regarder chaque carte et de se concentrer dessus avant que nous en déterminions la nature, cela relève de la télépathie.
Afin d’illustrer la différence entre télépathie et clairvoyance, considérons une lecture accomplie à Virginia Beach pour un jeune garçon de douze ans hospitalisé en Ohio.[10] Cayce mentionna que l’enfant avait de la fièvre, et précisa sa température. Le médecin traitant confirma par la suite l’exactitude de l’information. Selon que l’on prit la température de l’enfant avant ou après la lecture, Cayce fit preuve de télépathie ou de clairvoyance. En effet, dans le premier cas, il avait pu lire la pensée d’une personne, praticien ou infirmière, qui connaissait le renseignement.
 
Une troisième catégorie de perception extrasensorielle est la précognition, c’est-à-dire la capacité de voir les événements à l’avance, de faire des prédictions ou d’émettre des avertissements sur le futur. Un exemple réside dans les impressions de déjà-vu, que beaucoup éprouvent à un moment ou à un autre. Il s’agit de la sensation d’avoir vécu antérieurement ce que nous traversons. Ainsi, nous pouvons entrer dans un lieu inconnu et constater que celui-ci nous est pourtant familier ; ou discuter avec l’un de nos proches et remarquer que nous savons au préalable ce qu’il va dire. Les lectures de Cayce expliquent que des rêves prémonitoires sont souvent à l’origine de tels phénomènes. Même si nous les avons oubliés, nous en revivons certains épisodes sous la forme de sensations de déjà-vu.
La précognition est fréquente dans l’œuvre d’Edgar Cayce. Un jour, alors qu’il terminait une lecture pour un garçonnet se mourant à New York,[11] Cayce en donna spontanément une sur les problèmes de santé d’une femme du Missouri qui avait eu recours à lui à plusieurs reprises. Après avoir envoyé à cette dernière le texte dactylographié de sa lecture,[12] il reçut une lettre dont la date était postérieure à la lecture même, dans laquelle cette dame lui réclamait à nouveau de l’aide au sujet de ses maux. Quand il exécutait des lectures pour des enfants, Cayce révélait leurs talents cachés, prévoyait leur façon d’être ou d’agir en tant qu’adultes, et indiquait parfois des décisions qu’ils prendraient dans leur vie privée ou professionnelle. En 1929, Cayce présagea la chute de la Bourse de New York plus de six mois auparavant.[13] Il annonça aussi la déclaration de la seconde guerre mondiale, et savait qu’il décéderait pendant que ses fils combattraient encore en terre étrangère.
Bien que certains aient qualifié Cayce de prophète, il n’eut jamais cette prétention. Il se décrivit d’ailleurs dans une lecture comme « un instrument humble, faible et sans mérite ».[14] Il ne réalisa que de rares prédictions sur les événements mondiaux, de tels pronostics étant fonction de multiples facteurs et influences externes. Notons que lorsqu’un voyant essaie de discerner l’avenir, sa prévision repose sur les faits actuels : il perçoit ce qui se produira si la situation continue dans la même ligne et si les gens dédaignent de changer leurs coutumes ou leurs attitudes. Mais l’être humain peut à tout moment transformer son existence en usant du libre arbitre. Quand suffisamment de personnes s’amendent, le cours de l’histoire se trouve modifié et les prédictions perdent de leur validité. La Bible raconte comment le prophète Jonas fut envoyé à la cité corrompue de Ninive pour annoncer sa destruction prochaine et l’exhorter au repentir. Les habitants crurent aux avertissements de Jonas et se détournèrent de leur mauvaise conduite, en vertu de quoi Dieu les épargna.[15]
En conséquence, l’issue des prophéties et les renseignements obtenus par la précognition dépendent de nombreux éléments auxquels ne sont soumises ni la télépathie ni la clairvoyance.
 
Un quatrième genre de perception extrasensorielle est la rétrocognition, ou faculté de voir les événements passés. Lorsque Cayce effectuait une « lecture de vie », on lui spécifiait généralement la date et le lieu de naissance de l’intéressé. Il commençait par remonter le temps jusqu’à la naissance de celui-ci, en énumérant à l’occasion quelques phases marquantes de sa présente incarnation. Par exemple, dans une lecture prononcée en 1938, il commenta : « 1936, année perturbée ; de 1935 à 1932, période de troubles ; de 1931 à 1926, peu de paix [...]. »[16] Une autre fois, Cayce reçut des données incorrectes à propos d’une jeune fille de dix-huit ans. En reculant jusqu’à sa naissance, il dit : « Elle ne figure pas ici ! » Après une courte pause, il poursuivit : « Maintenant, nous l’avons située ; il semble qu’il y eut erreur quant à la date et au lieu indiqués. » On se rendit compte ensuite que la personne était née le 23 janvier 1919 à New York et non le 24 à Cleveland, en Ohio, ainsi qu’il avait été communiqué à Cayce.[17]
Plus de onze ans avant la découverte, en 1947, des manuscrits de la mer Morte, les lectures mentionnèrent une secte juive alors très peu connue des savants : les Esséniens. Cayce fournit d’amples détails sur leur manière de vivre et de travailler. Entre autres, il signala que des femmes aussi bien que des hommes faisaient partie de leur communauté. Ceci allait à l’encontre des convictions des experts, lesquels croyaient que les Esséniens formaient un ordre monastique composé uniquement d’hommes. Toutefois, en 1951, six ans après la mort de Cayce, des fouilles archéologiques entreprises à Qumran, près de l’endroit où les manuscrits de la mer Morte avaient été trouvés, apportèrent la preuve qu’hommes et femmes étaient admis dans la société essénienne.
 
Nous venons de citer quelques cas de perception extrasensorielle empruntés aux lectures d’Edgar Cayce. Selon ces dernières, les facultés psychiques constituent des qualités de l’âme. Elles sont donc inhérentes à la nature humaine et existent en chacun.
 
Il s’avère relativement facile d’avoir des expériences paranormales en recourant à diverses méthodes ou à des stimulations externes. Néanmoins, les lectures contiennent une mise en garde. Elles affirment que les expériences ne s’appuyant pas sur un idéal élevé se révèlent souvent trompeuses ou dangereuses. En outre, elles insistent sur le fait que le développement de nos aptitudes extrasensorielles ne doit pas être une fin en soi, mais un moyen de croître spirituellement, de mieux nous connaître nous-mêmes et d’aider notre prochain.
 
Beaucoup de gens estiment que les phénomènes psychiques sont étranges, singuliers, insolites, voire effrayants. D’après les lectures, il s’agit en réalité d’une chose tout à fait naturelle, aussi simple qu’une inspiration ou un pressentiment. Par ailleurs, il n’est pas nécessaire que l’information « psychique » soit cent pour cent exacte. En lui accordant le même crédit qu’à nos loyaux amis ou à nos sens corporels, nous pouvons l’utiliser pour acquérir de nouvelles notions, amplifier notre entendement et prendre des décisions.
 
Conscients de sa valeur, acceptons notre sixième sens, l’intuition. Regardons celle-ci comme un attribut normal de notre être, et faisons en sorte qu’elle devienne un allié fidèle dans la vie, un précieux outil au service du bien.
 

Ouvrages conseillés :
·        « Edgar Cayce, Éveillez vos pouvoirs psychiques » (“Awakening Your Psychic Powers”) — Henry Reed
·        « Edgar Cayce et le channeling » (“Edgar Cayce on Channeling Your Higher Self”) — Henry Reed

Croissance spirituelle, prière et méditation

Que disent les lectures d’Edgar Cayce sur la croissance spirituelle, la prière et la méditation ?

 
L’un des thèmes fondamentaux apparaissant dans les lectures concerne notre relation avec la Force Créatrice. En raison de cela, durant une période de onze ans, de 1931 à 1942, Edgar Cayce réalisa une série de cent trente lectures pour un groupe de gens s’intéressant aux lois spirituelles (le « groupe d’études no1 »). Il faut savoir qu’au début certains membres du groupe souhaitaient développer leurs pouvoirs psychiques. Cayce leur déclara qu’ils devaient plutôt s’attacher au progrès de leur âme. Il leur expliqua que, suivant leurs besoins personnels et le motif de leur présente incarnation, leurs facultés extrasensorielles découleraient de leur persévérance à analyser et à mettre en pratique les principes universels.
 
L’information compilée par le groupe d’études no1 à partir de cette série de lectures donna naissance au livre « À la recherche de Dieu ». Celui-ci expose des concepts spirituels applicables dans la vie quotidienne. Il nous éveille à la vérité, nous fait comprendre notre authentique nature divine et nous conduit vers la Lumière. Il nous révèle le but de l’existence et nous aide à accomplir notre mission sur la terre. Il nous apporte la paix, l’espérance et la sublime félicité de nous sentir en harmonie avec le Créateur ainsi qu’avec nos semblables. En montrant que nous faisons partie de Dieu et sommes un en Lui, il nous incite à contribuer à l’édification d’un monde meilleur et à devenir de nobles instruments de la volonté du Seigneur, de pures expressions de l’amour universel. Les préceptes qu’il offre ont été accueillis par des gens de toute tendance religieuse. Ils continuent à inspirer et à transformer d’innombrables personnes, leur permettant d’élever leur niveau de conscience par la prière, la méditation, la coopération, la foi, la patience et l’altruisme. On compte aujourd’hui dans le monde quantité de « groupes d’études » — nom générique des groupes de discussion qui se réunissent périodiquement chez des particuliers pour approfondir les thèmes abordés dans les lectures d’Edgar Cayce.
 
Selon Cayce, nous sommes des êtres spirituels actuellement incarnés sur la terre. En effet, l’homme n’est pas un corps physique doté d’une âme, mais une âme qui se trouve dans la matière afin de tirer profit de ses expériences et de retourner à la Source suprême. Dans la Bible, nous voyons aussi que l’être spirituel (Genèse 1) fut créé avant l’être physique (Genèse 2). Étant donné que comprendre et manifester notre véritable relation avec Dieu et la Création constituent la finalité de notre présence ici-bas, nous devrions méditer de façon régulière. Notons que Cayce mentionnait et recommandait déjà la méditation en 1921, alors qu’en Occident on ignorait encore souvent de quoi il s’agissait. Ce fut dans les années 1970 que l’on commença à en parler, bien que pour beaucoup elle restât une notion surprenante ou curieuse, propre aux religions orientales. Depuis, des recherches cliniques ont prouvé son influence salutaire. De nombreux médecins la reconnaissent maintenant comme un moyen efficace de réduire l’hypertension, de diminuer le stress et de parvenir à la sérénité.
 
Méditer consiste à calmer notre corps et notre esprit[18], et à cesser de concentrer notre attention sur le monde extérieur, afin de nous unir à Dieu dans le silence de notre sanctuaire intérieur. La méditation opère favorablement sur le plan physique, en relaxant le corps ; sur le plan mental, en tranquillisant le cœur et la pensée ; sur le plan spirituel, en renouvelant l’énergie vitale et en stimulant nos attributs divins. Ceci nous permet de mener une existence plus utile, d’améliorer nos rapports avec les personnes qui nous entourent et d’affronter avec vaillance nos difficultés. En consacrant chaque jour un moment à nous libérer l’esprit des multiples préoccupations qui l’assaillent, nous regagnons la pleine conscience de notre essence divine. Nous pouvons dire que prier est nous adresser à Dieu et Lui parler, tandis que méditer signifie écouter Dieu, en nous laissant instruire et guider par la partie de notre être qui demeure en constante communion avec l’Infini.
 
En appliquant quelques règles très simples, la méditation est à la portée de tous, et même les novices en ressentent les immenses bienfaits.
·        La première étape nécessite que l’on s’installe dans une position confortable ; beaucoup choisissent de s’asseoir sur une chaise, le dos droit, les pieds à plat sur le sol, les yeux fermés, les mains sur les genoux ou de chaque côté. Commencer à se détendre en effectuant des respirations lentes et profondes — inspirer à fond, et garder un peu l’air dans les poumons avant d’expirer doucement. En même temps, rechercher par la pensée les tensions existant dans le corps, et les éliminer l’une après l’autre en employant l’imagination ou en massant du bout des doigts les zones correspondantes.
·        La deuxième étape demande de se concentrer sur une formule pacifique et inspiratrice, nommée « affirmation » : par exemple, « la paix m’enveloppe et règne en moi » ; « je suis dans un état de relaxation totale » ; un verset de la Bible ; un aphorisme spirituel comme « Dieu est amour ». Il convient d’empêcher que l’esprit vagabonde ou s’égare en d’autres considérations, telles que les tâches à exécuter ou ce qui s’est passé dernièrement au travail. Après avoir réfléchi sur le message de l’affirmation en pesant chaque mot avec soin, il est important de se pénétrer de sa signification. En effet, les impressions ressenties dans l’être intérieur marquent bien davantage que les paroles elles-mêmes. Ainsi, il ne suffit pas de répéter « Dieu est amour », car c’est le sentiment associé à cette proposition qui lui confère sa force et son ampleur.
·        La troisième étape représente la méditation proprement dite. Elle requiert de demeurer en silence, en s’immergeant dans les sentiments suscités par l’affirmation. Dès que l’esprit erre, se concentrer à nouveau, d’abord sur le sens des mots de l’affirmation, puis sur les sentiments que ceux-ci engendrent. Il ne faut pas se décourager : focaliser l’attention sur une seule assertion exige du temps et de l’entraînement. Au début, garder le silence pendant cinq minutes environ, mais aller jusqu’à quinze ou vingt minutes après une certaine habitude.
·        La quatrième étape consiste à envoyer de bonnes pensées ou des prières à d’autres personnes avant de terminer la séance de méditation. Par exemple, dans le cas où l’amour a été choisi comme thème central, en adresser aux êtres chers et à quiconque en a besoin.
En la pratiquant chaque jour, la méditation devient de plus en plus facile, et la quiétude qui émane de ces instants de concentration silencieuse et de recueillement se reflète dans tous les aspects de la vie.
 
À l’inverse de ceux qui avancent que l’esprit doit rester inactif, parce qu’il se laisse aisément perturber et altère le processus de méditation, Cayce soutient dans les lectures que le pouvoir créateur de la pensée peut être utilisé de manière adéquate pour atteindre un haut degré d’harmonisation avec la Source universelle.
 
Méditer régulièrement nous met sur la voie de la guérison physique, mentale et spirituelle. Grâce aux affirmations constructives que nous formulons et à l’idéal que nous maintenons durant la méditation, nos tendances négatives disparaissent, remplacées par des attitudes plus positives.
 
En général, nous perdons des heures en futilités, alors qu’un petit moment réservé à la prière et à la méditation nous procurerait davantage de paix, de joie et de plénitude que toute autre activité. Cherchons d’abord le royaume de Dieu, qui est au-dedans de nous. La parole et les promesses divines sont éternelles : invoquons le Seigneur, sachant que nous sommes le temple du Dieu vivant, que le Très-Haut réside en notre sanctuaire intérieur. Dans le silence de la méditation, une fois le corps détendu, la pensée sereine et les soucis oubliés, nous nous ouvrons à notre nature spirituelle et nous unissons à la Force Créatrice.
 
Les lectures d’Edgar Cayce soulignent que chacun devrait méditer, car la communion avec Dieu est primordiale. En effet, l’âme, notre être supérieur, ne se complaît que dans le Divin et aspire à se fondre dans le sein du Créateur. La méditation assidue nous aide à exprimer notre relation intime avec le Seigneur, à appliquer les principes universels dans la vie quotidienne, à distinguer l’omniprésence de Dieu, et à nous préparer pour que la transition que nous appelons la mort constitue un pas supplémentaire vers une compréhension toujours plus parfaite du Père.
 
 
Ouvrages conseillés :
·        « À la recherche de Dieu » - Tomes I et II  (“A Search for God”)
·        « Edgar Cayce et la méditation » (“Meditation and the Mind of Man”) — Herbert Puryear et Mark Thurston
·        « Edgar Cayce, L’âme et son destin ou le vrai sens de la vie » (“Soul-Purpose, Discovering and Fulfilling Your Destiny”) — Mark Thurston
Pour de plus amples renseignements sur les groupes d’études, contacter :
 
A.R.E.
Spiritual Growth / Search for God
215  67th Street
Virginia Beach, VA  23451-2061
U.S.A.
 

En anglais
E-mail : studygroups@edgarcayce.org
Site web : http://www.edgarcayce.org
Tél. : (1-757) 457-7187
Tél. : 1-877-428-2734 (depuis les États-Unis ou le Canada)
Fax : (1-757) 422-4631

En français
E-mail : groupesdetudes@edgarcayce.org
E-mail : recherchededieu@edgarcayce.org
Site web : http://www.edgarcayce.org/en_francais/
Tél. : (1-757) 428-3588 poste 7520
(Lorsque vous entendez le message enregistré, composez le numéro du poste.)
Fax : (1-757) 422-4631


[1] Le nombre total de lectures augmente légèrement chaque fois que l’on en retrouve parmi celles qui avaient été perdues avant l’arrivée de Gladys Davis. C’est ainsi qu’il y en avait 14 145 à la mort de Cayce en 1945.
[2] Lecture 283-2
[3] « CARE », en anglais, signifie « SOINS » ou « SOIGNER ».
[4] Lecture 1432-1
Traductions équivalentes : « l’on est toujours confronté avec soi-même » ; « l’on se retrouve continuellement face à soi-même ».
[5] Épître aux Galates 6.7
[6] Dans la terminologie de Cayce, la personnalité désigne ce que les autres voient de nous, exhibé par l’ego. Elle appartient donc au voile d’illusion masquant notre essence divine. L’individualité est définie comme « la lampe intérieure », « ce qui brille du dedans, nous différenciant les uns des autres » [lecture 345-2]. Notre individualité est notre vrai moi, notre nature profonde, notre âme, l’être spirituel que nous façonnons depuis que nous existons.
[7] Lecture 136-33
[8] Lecture 136-7
[9] Lecture 740-1
[10] Lecture 2826-1
[11] Lecture 4599-1
[12] Lecture 5700-6
[13] Cf. lecture 900-425
[14] Lecture 254-76
[15] Cf. Jonas 3
[16] Lecture 1650-1
[17] Cf. lecture 1462-1
[18] Le terme anglais « mind » se traduit par « pensée » ou « esprit » quand il définit ce qui gère les processus mentaux. En français, le mot « esprit » se réfère au domaine mental ou spirituel, suivant le contexte. Il convient aussi de différencier « l’esprit » de « l’Esprit ». Ce dernier caractérise l’Esprit de Dieu.

® A.R.E., 2002 Inc. All rights reserved. Edgar Cayce Readings © 1971, 1993, 1994, 1995, 1996 by the Edgar Cayce Foundation.