Ma vie et mon œuvre
Edgar Cayce
L’un des
rares documents qu’Edgar Cayce ait jamais écrits
est un court récit autobiographique qu’il rédigea
en 1935 pour permettre aux gens qui lui demandaient une lecture
de prendre connaissance de la nature de son travail.
Nous le publions
ici, non seulement parce qu’il évoque les principaux
événements de l’existence de monsieur Cayce,
mais aussi parce qu’il montre l’attitude de celui-ci
à l’égard de son œuvre et des personnes
qui sollicitaient son aide.
On me demande si souvent de rapporter de quelle manière
s’est manifesté le don me caractérisant,
que j’éprouve le besoin d’exposer ici les
faits en toute simplicité. Je n’essaie pas d’écrire
une autobiographie, ni même de présenter chronologiquement
les circonstances qui m’ont conduit à accepter
les phénomènes psychiques comme des choses normales
dans ma vie quotidienne. Si je pouvais bavarder tranquillement
avec vous, voici ce que je vous relaterais.
Je suis né et j’ai grandi dans une ferme de l’ouest
de l’État du Kentucky. Ma scolarité s’effectua
dans les écoles locales. Enfant, on me considérait
un peu simplet. Un bûcheron rencontré un jour dans
les bois me dit qu’il était aussi vigoureux que
Samson. Il m’expliqua qu’il s’agissait là
d’un personnage biblique doué d’une force
prodigieuse. Impressionné par ce récit, je réclamai
des détails à ma mère dès mon retour
à la maison. Plus tard, je demandai à mon père
de me procurer ma propre bible, afin de pouvoir la lire à
mon gré.
À treize ans, j’avais lu plusieurs fois la Bible
tout entière. Je n’en saisissais guère le
sens, et pourtant mon esprit en développement semblait
y trouver quelque chose auquel aspirait mon être le plus
profond. Quand je lisais les promesses qui y étaient
contenues et les prières de ceux qui cherchaient à
s’unir au Dieu unique, je sentais que tout cela devait
être vrai. En relisant la Bible au fil des ans, ses promesses
se sont faites de plus en plus réelles. J’ai mieux
compris la nécessité d’avoir la foi et de
prier, si nous souhaitons les voir s’accomplir dans notre
existence.
À cet âge, donc, je vécus une expérience
religieuse, une vision accompagnée d’une promesse
(promesse qui m’est toujours très sacrée).
Ceci n’empêcha pas que, le lendemain, j’étais
comme d’habitude incapable de réciter correctement
mes leçons en classe. Le soir venu, il me fut tout aussi
difficile que de coutume d’apprendre ma leçon d’orthographe.
Je m’acharnai à l’étudier. Chaque
fois que je croyais la savoir et que mon père prenait
le livre pour me demander d’épeler les mots, je
n’y arrivais pas. Au bout de deux ou trois heures, fréquemment
réprimandé pour ma stupidité, une voix
intérieure me souffla : « Fie-toi à la promesse.
» Je suppliai mon père de me laisser me reposer
cinq minutes. Il y consentit. Je refermai le livre, le plaçai
derrière la tête et m’endormis assis sur
ma chaise. Lorsque mon père prit à nouveau le
manuel d’orthographe, non seulement je savais ma leçon,
mais je pouvais épeler tous les mots du livre et, en
outre, indiquer la page et la ligne où se trouvait chacun
d’eux. À partir de ce jour-là, je n’eus
plus de difficultés à l’école. Il
me suffisait de lire un texte, de le mettre sous la tête
et de dormir quelques instants ; j’étais ensuite
en mesure de le répéter intégralement.
Comment expliquer cette faculté ? Pour mes parents,
mes camarades et mes instituteurs, cela tenait du prodige. Je
ne cherchai pas moi-même à comprendre. Ma vie se
compose littéralement de milliers d’expériences
semblables. Je connais à l’heure actuelle un assez
grand nombre de lois régissant ces phénomènes,
mais je laisse à d’autres le soin d’en donner
une interprétation théorique.
Je n’ai aucune prétention. Je sais toutefois par
expérience que les lectures que j’effectue dans
un état inconscient fournissent un enseignement et des
conseils qui, s’ils sont observés par la personne
à laquelle ils s’adressent, lui permettront d’acquérir
une compréhension plus claire et plus complète
de ses problèmes physiques, mentaux et spirituels. Quant
à votre opinion, vous devez la fonder sur des faits et
des résultats.
À seize ans, je quittai l’école pour aller
travailler à la ferme. Bien qu’adorant lire, je
n’avais accès qu’à peu de livres,
de sorte que ma bibliothèque se réduisait à
un manuel de catéchisme et à ma bible. Au bout
d’une année, je résolus de chercher une
situation en ville. Je me rendis dans divers commerces et décidai
finalement que la librairie-papeterie serait la meilleure option.
J’entrai dans le magasin et annonçai au propriétaire
que j’allais travailler pour lui. Il objecta qu’il
n’avait besoin de personne. Étant persuadé
du contraire, je me présentai le lundi suivant pour commencer
mon travail. La boutique appartenait à deux frères,
tous deux très estimables. Cependant, le matin du second
jour, un petit incident m’enseigna une leçon.
J’étais en train d’épousseter les
rayonnages de livres quand l’un des frères traversa
le magasin. Il me dit : « Bonjour ! Je vois que tu es
occupé. Fais attention à ne pas tomber, tu pourrais
abîmer quelque chose. » Puis il se dirigea vers
son bureau. Un moment plus tard, le frère cadet parut.
Il dit : « Bonjour, te voilà bien occupé
! Prends garde à ne pas tomber, car tu risquerais de
te blesser. » Une légère différence,
mais mon Dieu, quelle différence ! Nous avons tous tendance
à penser d’abord à nous-mêmes. Et
lorsque nous rencontrons quelqu’un qui se soucie de nous,
nous nous soucions de lui. Par contre, si une personne songe
en priorité à elle-même, nous la trouvons
rarement attachante. En conséquence,
si nous voulons que Dieu s’intéresse à nous,
nous devons nous intéresser à Lui, ce que Jésus
traduisit par les paroles : « Ne savez-vous pas qu’il
faut que je m’occupe des affaires de mon Père ?
»[1]
Après avoir travaillé pour le compte de ces deux
frères durant quatre ou cinq ans, il me fallut changer
d’emploi. Je sélectionnai une importante maison
de commerce située dans une autre ville. Elle assurait
la vente en gros de livres et de matériel de bureau.
J’écrivis pour demander un catalogue que j’appris
par cœur. Je procédai comme je l’avais fait
avec mes leçons à l’école, c’est-à-dire
en lisant chaque partie du catalogue et en dormant quelques
minutes. Je sollicitai alors une place dans la firme. On me
répondit de la manière habituelle en m’avisant
que l’on n’avait besoin de personne, mais que l’on
classerait ma candidature avec les autres et que l’on
me préviendrait dès qu’un poste serait disponible.
Je me mis à demander des lettres de recommandation aux
entreprises qui, dans notre petite ville, se fournissaient chez
ce grossiste. Je fis en sorte d’en expédier au
moins deux à chaque levée de courrier. Le troisième
jour, je reçus le télégramme suivant :
« Cessez de nous envoyer des lettres de recommandation
et présentez-vous immédiatement au travail. »
Quelques mois plus tard, je me plaignis de violents maux de
tête. Mon médecin ne réussit pas à
en déterminer la cause. À la suite d’une
terrible migraine, je perdis toute notion de la réalité.
Un ami me vit déambuler dans la rue et me ramena chez
mes parents. Je restai plusieurs jours sans connaissance. Lorsque
je repris mes sens, j’avais de grandes difficultés
à parler. Pendant un an, ma voix ne s’éleva
guère au-delà d’un murmure. Mes parents
tentèrent tout ce qui fut possible, néanmoins
ma santé déclina.
Parmi ceux qui essayèrent de m’aider, se trouvait
un hypnotiseur ambulant. Ce n’était ni un médecin
ni d’ailleurs un homme très instruit. Il découvrit
que je pouvais parler normalement sous hypnose, mais que j’en
étais incapable aussitôt que je revenais à
l’état conscient. Il renouvela plusieurs fois la
tentative, avec pour seul résultat celui de me perturber
nerveusement. Je n’arrivais plus à dormir, de sorte
que les essais furent suspendus. Les expériences ayant
eu de nombreux témoins, on en parla dans les journaux.
Un médecin renommé de New York vint me voir et
essaya à nouveau de m’hypnotiser. Cela ne donna
rien. Je lui racontai comment j’avais pris l’habitude
de m’endormir sur mes manuels scolaires dans mon adolescence,
et comment ce que j’avais ressenti alors ressemblait à
ce que j’éprouvais quand on me mettait sous hypnose.
J’étais donc sûr de pouvoir me plonger moi-même
dans un état inconscient. Selon lui, ce fait expliquait
pourquoi je ne retenais pas les suggestions post-hypnotiques.
Il émit l’idée que si je m’endormais
par moi-même et que quelqu’un m’interrogeait,
je pourrais peut-être révéler en quoi consistait
mon problème et proposer une solution. Vous imaginez-vous
quel effet cela me fit d’entendre une telle chose ?
Mes parents, qui avaient peu confiance en l’hypnose,
ne me laissèrent pas tenter l’expérience.
Au bout de quelques mois, je ne pouvais même plus chuchoter,
et bien des gens supposèrent que j’étais
atteint d’une phtisie galopante. Or un habitant de la
localité pratiquait l’hypnotisme. Je suppliai mes
parents de lui permettre d’essayer l’idée
du spécialiste de New York. Ils acceptèrent. Cet
homme vint chez nous un dimanche après-midi, le 31 mars
1901. Seuls ma mère, mon père et lui étaient
présents. Je m’allongeai sur le divan et perdis
promptement conscience. On me rapporta qu’après
avoir reçu de la part de l’hypnotiseur la suggestion
que j’allais voir mon propre corps, j’avais mentionné
ce qui suit :
« Oui, nous sommes en présence du corps. Dans
les conditions ordinaires, ce corps est incapable de parler
à cause d’une paralysie partielle des muscles inférieurs
des cordes vocales, paralysie due à un surmenage nerveux.
Il s’agit d’un problème psychologique engendrant
un effet physique. On peut y remédier en suggérant
au corps, tandis qu’il se trouve dans cet état
inconscient, d’augmenter la circulation sanguine dans
les zones affectées. »
L’hypnotiseur se conforma à ces directives. On
me relata qu’une vingtaine de minutes plus tard, j’ajoutai
: « C’est bien. » Quand il m’ordonna
de me réveiller et que je repris conscience, j’avais
recouvré la voix.
Ceci fut ma première « lecture ».
Depuis ce jour, j’ai donné plus de quinze mille
lectures. L’homme qui m’avait assisté au
cours de cette première lecture pensait que si j’étais
parvenu à décrire ce qui n’allait pas à
mon sujet, je pourrais faire de même pour d’autres
personnes. Il me demanda d’essayer. Ainsi commençai-je
à fournir, dans un état inconscient, des informations
à ceux qui, ayant eu vent de ma faculté hors du
commun, sollicitaient de l’aide.
À l’époque, j’avais honte de parler
des lectures. Les gens me trouvaient bizarre et j’appréhendais
les moqueries. Ce n’est pas facile d’être
« différent ». Finalement, je devins photographe
et ne réservai aux lectures que mes moments de loisirs.
Le nombre de requêtes croissait sans cesse. En constatant
la guérison de personnes qui avaient appliqué
les conseils des lectures, je discernai la véritable
nature du travail qui m’attendait. Toutefois, je ne pris
la décision de me consacrer entièrement à
cette œuvre que lorsque des résultats obtenus dans
ma propre famille ne m’autorisèrent plus à
douter.
Un homme me téléphona un jour au studio photographique
et me dit : « J’ai appris qu’avec le concours
de quelqu’un d’autre, vous avez soulagé des
gens très malades. Le cas de ma fillette est jugé
sans espoir. Ne pourriez-vous pas venir afin de vous prononcer
sur son état ? »
Je n’oublierai jamais les sentiments que j’éprouvai
en cette occasion. Je partis pour le bourg où habitait
ce professeur. Il m’attendait à la gare dans sa
voiture à cheval. Il me conduisit chez lui, me présenta
à sa femme et me demanda si je désirais voir la
petite fille pour l’examiner. Je me sentis tout bête
! J’ignorais si je voulais la voir ou non. En effet, je
savais que je ne pourrais rien dire par moi-même. Je n’avais
pas fait d’études et ne possédais aucune
connaissance médicale. Je répondis : « Je
veux bien, mais je ne crois pas que cela s’avère
utile. » On m’introduisit dans une chambre où
la fillette, assise par terre, jouait avec des cubes. Une infirmière
la surveillait. Elle semblait aussi bien portante que n’importe
quelle enfant de son âge, et je me demandai avec perplexité
quel mal pouvait accabler une petite fille ayant si bonne mine.
Dans une autre pièce, je m’allongeai sur un divan
et suivis le procédé que j’avais utilisé
pour moi-même. Quand je repris conscience, les parents
de l’enfant étaient en larmes. La mère me
saisit la main en disant : « Vous nous avez donné
le premier espoir depuis des années en ce qui concerne
l’état d’Amy. »
Ci-dessous figure, à titre de témoignage, la
déposition assermentée du père.
Monsieur C. H. Dietrich a comparu en personne devant
maître Gerrit J. Raidt, notaire public pour le district
d’Hamilton, Ohio, et a déclaré sous serment
les faits suivants :
« Amy L. Dietrich, née le 7 janvier 1897
à Hopkinsville, dans l’État du Kentucky,
était en parfaite santé jusqu’en février
1899. Cet hiver-là, elle attrapa une forte grippe, laquelle
fut suivie de deux convulsions violentes d’une durée
de vingt minutes chacune. Le docteur T. G. Yates, qui réside
actuellement à Pensacola, en Floride, était le
médecin traitant. Les convulsions récidivèrent
à intervalles irréguliers avec une intensité
de plus en plus grande. L’enfant tombait comme si on lui
avait tiré un coup de feu. Puis elle restait inerte pendant
une ou deux minutes, le corps raidi.
Cela dura deux années, jusqu’à
ce qu’elle eut quatre ans. Nous consultâmes alors
le docteur Linthicum, de Evansville, en Indiana, et le docteur
Walker, également de Evansville. Tous deux affirmèrent
qu’il s’agissait d’une maladie nerveuse rarissime.
Ils la soignèrent en conséquence. Au bout de plusieurs
mois sans aucun résultat, le traitement fut interrompu.
Quelque temps après, nous consultâmes
le docteur Oldham, de Hopkinsville, au Kentucky, qui la soigna
en vain pendant trois mois. Ultérieurement, il la traita
encore pendant quatre mois, portant le total à sept mois,
mais toujours sans succès. Amy était âgée
de cinq ans. Son état empirait et elle avait jusqu’à
vingt crises par jour. Son esprit demeurait vide, toute capacité
de raisonnement ayant disparu.
Le 1er mars 1902, nous l’emmenâmes chez
le docteur Hoppe, de Cincinnati, en Ohio, lequel l’examina
minutieusement. Il mentionna que son corps était sain,
à l’exception de ce problème au cerveau.
Il souligna que neuf cas similaires existaient dans les annales
médicales, et que tous avaient été fatals.
La seule chose à faire était de bien s’occuper
d’elle, car elle ne tarderait pas à mourir au cours
de l’une de ses crises.
À cette époque, nous entendîmes
parler de monsieur Cayce et lui demandâmes de se prononcer
sur son cas. Après s’être plongé dans
un sommeil auto-hypnotique, il diagnostiqua une congestion située
à la base du cerveau. Il expliqua au docteur A. C. Layne,
maintenant installé à Griffin, en Géorgie,
comment la soigner. Durant trois semaines, le docteur Layne
la traita quotidiennement de la manière spécifiée
dans la « lecture ». Il pria monsieur Cayce de surveiller
le traitement en réalisant de temps à autre une
« lecture » de contrôle. Au bout d’une
huitaine de jours, Amy commença à recouvrer ses
capacités mentales. En moins de trois mois, elle était
florissante de santé, et elle l’est encore à
ce jour. Peuvent en témoigner maintes personnes de Hopkinsville
tenues en haute estime par leurs concitoyens. Ceci conclut la
présente déposition. »
(Signature)
C. H. Dietrich
Déclaration faite sous serment en ma présence,
ce 8 octobre 1910.
(Signature)
Maître Gerrit J. Raidt
Notaire public
Hamilton County, Ohio
À la suite du cas Dietrich, de nombreuses personnes,
issues de tous milieux, sollicitèrent des lectures sur
les sujets les plus variés. Moi-même encore sceptique,
je n’acceptai d’en donner qu’avec réticence.
Certaines lectures s’effectuèrent dans des conditions
fort éprouvantes pour moi. En y repensant, c’est
miracle que je n’aie pas tout abandonné.
En 1910, les journaux s’emparèrent d’un
rapport soumis à l’un des instituts de recherche
médicale de Boston, dans le Massachusetts, sur plusieurs
cas inhabituels que les lectures avaient contribué à
traiter. Cela défraya la chronique dans tout le pays.
Certains articles furent profondément humiliants, d’autres
très élogieux. L’on m’y qualifia de
trompeur, de charlatan et même de nouveau Messie.
Puis vint le moment où je me rendis enfin compte de
la portée des lectures. Durant des années, j’avais
donné des centaines et des centaines de lectures, mais
aucune pour les membres de ma propre famille. Ma femme tomba
très malade. Après avoir reçu les soins
de trois ou quatre docteurs pendant plusieurs mois, le médecin
traitant me convoqua à son cabinet pour me dire : «
Cayce, je suis désolé de vous apprendre que votre
épouse ne vivra pas une semaine de plus. Nous avons fait
tout ce qui était en notre pouvoir. Un poumon est obstrué.
L’air n’y a pas circulé depuis des mois.
L’autre poumon est à présent atteint, et
les hémorragies montrent qu’il saigne. Avec sa
grande faiblesse et sa fièvre, elle ne résistera
pas. J’irai la voir aussi souvent qu’elle le voudra,
mais s’il y a quelque chose de vrai dans toutes vos histoires,
vous feriez mieux d’agir. »
Vous est-il possible de comprendre ce que cela signifiait pour
moi ? La vie d’une personne qui m’était proche
et chère reposait entre mes mains. Cette force, ce pouvoir
que j’employais depuis des années avec hésitation
allait devoir subir une épreuve décisive. Essayez
d’imaginer mes sentiments quand je repris conscience,
après la lecture, et que le spécialiste qui avait
été appelé au chevet de ma femme me dit
: « Vous m’avez permis d’assister au plus
bel exposé sur la tuberculose de toute ma carrière.
J’ai moi-même donné des conférences
sur ce thème à l’étranger comme ici.
Vous affirmez qu’il y a de l’espoir. Pourtant, selon
mon examen médical et mon expérience, cela me
paraît impossible. » La lecture indiquait comment
remédier à son état. L’un des médecins
suivit ces conseils à la lettre. Bien des années
se sont écoulées depuis lors, et ma femme est
aujourd’hui en meilleure santé que jamais.
Ce fut pendant la maladie de mon épouse qu’un
éminent psychologue de l’université de Harvard
vint enquêter dans notre ville sur mes activités.
Il se présenta chez moi et m’annonça d’une
façon rude qu’il était venu pour me confondre.
Il me dit : « J’ai démasqué plus de
faux médiums que quiconque dans ce pays. Les journaux
ont beaucoup trop parlé de vous ces derniers temps. Où
se trouve votre cabinet ? Comment procédez-vous ? »
Je tombai des nues. Je lui signalai que je n’avais besoin
d’aucune préparation particulière, que je
pouvais tout aussi bien m’allonger sur le trottoir ou
sur le bas-côté de la route que dans un cabinet
de travail. J’ajoutai : « Docteur, la préparation
doit se faire dans l’esprit et dans le cœur de ceux
qui recherchent l’information. Voilà ma femme.
Il y a seulement quelques jours, les médecins l’avaient
condamnée. Une lecture fut réalisée pour
elle. Maintenant, il y a de l’espoir. Examinez la malade,
si vous le souhaitez. Et voici sa lecture. Lisez-la donc. Allez
demander au professeur Dietrich ou à madame Dabney de
vous raconter ce qu’ils ont vécu. Ensuite, expliquez-moi
de quoi il retourne. Dites-moi si je me leurre, car je n’ai
nulle prétention. »
Le lendemain, ce psychologue fut témoin d’une
lecture effectuée pour un homme ayant un sérieux
problème de santé. Plusieurs jours durant, il
s’entretint avec les personnes qui venaient recevoir des
lectures, assista à ces dernières et interrogea
les gens de la ville à mon sujet. Avant son départ,
il vint me trouver et dit : « Cayce, tout ceci est bien
réel. Mais vous êtes mal entouré. Gardez
les pieds sur terre. Soyez toujours sincère. N’essayez
pas de forcer les choses. Même si vous n’aviez secouru
que la petite Dietrich, votre vie n’aurait pas été
vaine. »
Malgré ces faits, je ne me décidai pas encore
à consacrer tout mon temps aux lectures. Je me rendis
dans un autre État, l’Alabama, pour y monter un
studio photographique. Je m’installai avec ma famille
à Selma, petite ville voisine de Montgomery. Les récits
concernant les lectures me suivirent jusque là.
L’information issue des lectures m’a toujours stimulé
à étudier plus à fond les saintes Écritures
et à appliquer les vérités qu’elles
renferment. En Alabama, je pris une part active dans l’Église
Chrétienne, l’enseignement du catéchisme
et les œuvres de charité. Pendant dix heureuses
années, mes classes et mes groupes de Jeunesse Chrétienne
fonctionnèrent très bien. Au cours de ma vie,
j’ai fréquemment enseigné le catéchisme.
Toutefois, ce fut à Selma que j’eus les meilleurs
occasions de travailler avec des jeunes au sein de l’Église
locale.
Les archives de l’A.R.E. contiennent le témoignage
de l’un des membres de l’Église Chrétienne
les plus honorables qu’il m’ait été
donné de rencontrer.
État de l’Alabama
Jefferson County
Je soussigné, maître G. P. Benton, notaire
public pour le district de Jefferson, Alabama, déclare
avoir entendu la déposition suivante, faite en personne
par William K. Schanz, lequel est connu de moi et a dûment
prêté serment :
« Les relations que j’entretiens depuis
cinq ans avec monsieur Edgar Cayce, résidant à
Selma, en Alabama, m’ont procuré joie et enrichissement
spirituel.
J’eus le plaisir de faire sa connaissance par
l’intermédiaire des Œuvres Chrétiennes.
Il avait la responsabilité de la Société
de Jeunesse Chrétienne. J’étais moi-même
trésorier pour l’État de l’Alabama
du Syndicat des Œuvres Chrétiennes. J’ai tout
d’abord apprécié monsieur Cayce pour son
intégrité et sa sincérité. Après
avoir maintes fois conversé de religion et des œuvres
de charité de l’Église Chrétienne,
nous nous sommes liés d’amitié.
Me rendant très souvent à Selma, j’entendis
parler de ce qu’il avait accompli, dans cette ville comme
dans d’autres, grâce à son pouvoir psychique.
Bon nombre de personnes ayant reçu des « lectures
» de monsieur Cayce me contèrent le bien qu’elles
en avaient retiré.
Je ne m’appuierai pas ici sur les opinions d’autrui,
mais sur ma propre expérience. En effet, j’eus
le privilège d’assister à plusieurs lectures.
Étant greffier du tribunal, je les pris moi-même
en notes, puis en transcrivis l’intégralité
du texte. Monsieur Cayce possède un exemplaire de chaque
lecture. J’en détiens un autre à mon bureau,
pouvant servir de preuve à ce que j’atteste.
L’été dernier, je passais mes vacances
chez ma mère à Reading, en Pennsylvanie. Au cours
d’une baignade, de l’eau pénétra dans
mes deux oreilles, provoquant des abcès douloureux. Je
fus traité par un médecin d’Atlantic City,
dans le New Jersey, ainsi que par un docteur de Reading. Les
abcès se percèrent. Mes oreilles continuèrent
néanmoins à suppurer, ce qui contamina le nez
et la gorge. De retour en Alabama, je consultai un oto-rhino-laryngologiste
installé à Bessemer. Mon état se dégrada.
À la mi-octobre, je pouvais à peine entendre.
J’avais aussi de grandes difficultés à parler
et à respirer. Je demandai une lecture à monsieur
Cayce. Il vint à Birmingham et m’en donna une dès
son arrivée. Il ne savait presque rien de mon mal. La
lecture décrivit le trouble en détail et précisa
où se trouvaient les foyers d’infection. Elle expliqua
comment je pouvais guérir. Je devais arrêter le
traitement du spécialiste pour recourir à des
manipulations ostéopathiques et à des séances
avec une lampe à rayons ultraviolets. J’observai
du mieux possible ces prescriptions. Je m’y conforme d’ailleurs
encore. Mes oreilles cessèrent de couler au début
du mois de décembre. Mon ouïe est maintenant restaurée
et j’ai recommencé à chanter. Je me porte
de nouveau très bien, à l’exception d’un
petit problème au nez qui, j’en suis convaincu,
disparaîtra avec le temps.
Durant son séjour à Birmingham, monsieur
Cayce effectua un certain nombre de lectures ayant pour objet
des diagnostics médicaux : le 15 octobre, il en réalisa
une pour moi et une pour madame Fannie Kahn ; le 19 octobre,
une pour monsieur Louis Halbert Tinder ; le 20 octobre, une
pour madame Lorena Tinder ; le 2 novembre, une autre pour moi
; le 3 novembre, une pour monsieur Phillip Pendleton ; le 5
novembre, une pour madame Willie Vandefrig. J’assistai
à toutes ces lectures et les transcrivis fidèlement.
Elles eurent lieu à l’Hôtel Tutwiler de Birmingham,
en Alabama. Trois des personnes susnommées n’étaient
pas présentes à leur lecture. Madame Fannie Kahn
se trouvait à Lexington, au Kentucky. Monsieur Louis
Halbert Tinder attendait dans une automobile devant l’hôtel.
Quant à madame Lorena Tinder, elle rendait visite à
de la famille habitant à Irvine, au Kentucky. Il y avait
beaucoup de gens dans la salle où se déroulaient
les lectures. Parmi eux, se trouvaient des médecins posant
des questions. Chacun fut étonné par les révélations
de monsieur Cayce et avoua que ce dernier possédait une
faculté peu commune qu’il employait avec noblesse
au profit de l’humanité. Je sais que tous les patients
ont été considérablement aidés en
obéissant aux recommandations des lectures. Ils font
l’éloge de monsieur Cayce et lui sont reconnaissants
du secours qu’il leur a porté.
En ce qui me concerne, j’ai foi au pouvoir psychique
de monsieur Cayce. J’en ai personnellement bénéficié
et j’en ai constaté les effets sur d’autres.
J’ignore d’où il tient cette faculté,
mais il est évident qu’il la met au service du
bien. Par conséquent, elle doit lui venir de la source
de tout bien, c’est-à-dire de Dieu. Puisse-t-il
la conserver toujours ! »
(Signature)
William K. Schanz
Déposition faite sous serment en ma présence,
ce 22 janvier 1921.
(Signature)
Maître G. P. Benton
Notaire public
Loin de me détourner des lectures, mon étude
de la Bible m’a permis d’en saisir l’ampleur.
De même, maintes lectures m’ont aidé à
mieux comprendre la Bible et à l’interpréter.
J’estime du reste que ce livre contient les plus grandes
expériences psychiques jamais relatées.
Je me rendis compte que les lectures constituaient pour moi
la meilleure façon de servir mon prochain. Je recherchai
alors le soutien de personnes qui, trouvant les lectures dignes
d’intérêt, étaient disposées
à fonder une organisation et à ouvrir un hôpital.
Le but était de conserver, d’explorer, d’utiliser
et de divulguer l’information des lectures que je donnais
quotidiennement.
Parce que nous ne connaissions pas les lois régissant
le vaste domaine de la pensée, nous avons commis de nombreuses
erreurs. Le fait d’avoir un idéal ne protège
pas des épreuves, surtout si cet idéal se rapporte
à l’étude des phénomènes psychiques.
Selon les lectures, l’endroit favorable pour continuer
l’œuvre entreprise était Virginia Beach, en
Virginie. Après plusieurs tentatives infructueuses pour
créer un hôpital en d’autres lieux, il fut
possible de respecter l’avis des lectures. En 1925, je
m’établis avec ma famille dans cette petite ville
côtière qui n’était à l’époque
qu’une humble station balnéaire. C’est là
que nous vivons et travaillons depuis.
Notre première organisation, l’A.N.I. (Association
of National Investigators, Incorporated)[2],
fut fondée en 1927. On construisit aussi un hôpital
qui fonctionna quelques années. Des cas difficiles y
furent traités avec succès. Je vous parlerai brièvement
de l’un d’eux.
C’est l’histoire d’un homme que l’on
amena à l’hôpital dans un état critique.
Voici son témoignage :
Depuis que j’ai repris à Ashville, en
Caroline du Nord, mon poste d’administrateur de la Société
de matériaux de construction en bois de la Caroline,
je désire vous écrire pour vous remercier des
soins attentifs que j’ai reçus dans votre établissement.
Il est clair que je vous dois la vie.
Permettez-moi de récapituler ce qui s’est
passé. Notre firme emploie environ mille hommes. J’étais
si épuisé par les lourdes responsabilités
pesant sur moi que je tombai très malade et demeurai
sans connaissance pendant plusieurs jours. Mes associés
convoquèrent les meilleurs médecins de la région
sous la direction du docteur Bernard Smith, d’Ashville.
J’avais une fièvre insolite. Une radiographie
révéla un cas de tuberculose avancée. Ma
famille vous télégraphia pour vous demander une
lecture. Celle-ci indiqua que j’avais des bactéries
dans le sang. Après un autre examen médical, on
constata qu’il s’agissait de streptocoques. On me
fit une transfusion d’un litre de sang. La lecture affirmait
que cela me sauverait la vie si je prenais également
d’autres remèdes et suivais un traitement spécifique.
Les médecins n’avaient aucun espoir. Une
semaine plus tard, le docteur Paullin, d’Atlanta, me radiographia
de nouveau. Il ne décela sur le cliché qu’une
légère bronchite, diagnostic confirmé par
le radiologue. Trois semaines après, j’entrai dans
votre hôpital sur une civière.
Mon cas fut traité à partir de lectures.
Bientôt j’avais retrouvé suffisamment de
forces pour m’asseoir sur la plage à Virginia Beach.
Un peu plus tard, on me permit de me baigner dans l’océan.
Cinq semaines après mon arrivée à Virginia
Beach, je me rendis à New York afin d’annoncer
ma reprise du travail au président de notre société.
Je ne me suis jamais senti aussi bien qu’au cours
de ces huit derniers mois. Je partage l’opinion du docteur
Smith qui me disait dans une lettre que j’étais
entre les mains de Dieu et non des médecins. En transmettant
les informations nécessaires pour me guérir, vous
avez, sans nul doute, été un instrument de Dieu.
Je vous en suis profondément redevable. J’ai beaucoup
apprécié votre obligeance, ainsi que celle de
vos médecins et de vos infirmières. Si je peux
à mon tour vous rendre service, à n’importe
quel moment, n’hésitez pas à me le faire
savoir.
Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées,
(Signature)
L. Francis
Des exposés complets sur ce cas et sur des centaines
d’autres figurent dans les archives de l’A.R.E.
(Association for Research and Enlightenment, Incorporated)[3].
En 1931, cette organisation succéda à l’A.N.I.
pour étudier et diffuser mon œuvre. Je ne prétends
rien et je ne fais aucune promesse. Mon seul désir est
de secourir ceux qui ont besoin d’aide. Je pourrais citer
cas après cas. En effet, mon travail ne réside
pas dans mes accomplissements, mais dans les résultats
obtenus par les personnes qui prennent la peine d’appliquer
les recommandations des lectures. Si quelqu’un s’intéresse
à mon travail, c’est vers les lectures qu’il
lui faut se tourner.
Vous vous posez, j’en suis sûr, de nombreuses questions.
Voyons si mon expérience me permet de répondre
à certaines d’entre elles. Premièrement
: « Si tout cela est vrai, pourquoi n’en ai-je
pas entendu parler plus tôt ? » Je pense que
la raison en est la suivante. Durant plusieurs années,
les journaux publièrent des articles à mon sujet,
en particulier au moment où un rapport fut soumis à
l’un des instituts de recherche médicale de Boston
et, plus récemment, quand on m’accusa de dire la
bonne aventure à New York. Toutefois, la majorité
de ces articles laissèrent les lecteurs indifférents
ou incrédules. En outre, j’ai moi-même douté
pendant bien longtemps.
Lorsque les hommes montent un spectacle, la mise en scène
a lieu traditionnellement de cette façon :
« Le roi entre,
Sonnerie de trompettes.
L’armée défile ;
Les grands s’installent. »
Les spectacles des hommes passent et disparaissent, mais les
œuvres de Dieu se réalisent d’une manière
plus lente et plus secrète. Dieu agit sans attirer l’attention.
Il éveille les êtres et les fait croître
subtilement. C’est une force étrange que nous prenons
souvent pour de la faiblesse, une sagesse qualifiée de
folie. L’homme tente de résoudre tous les problèmes
par la puissance et le pouvoir. Dieu n’opère pas
ainsi. Je suppose que vous saisissez maintenant pourquoi je
redoute tant la publicité.
Voici une seconde question : « L’information
fournie dans les lectures est-elle une panacée ? »
Nullement. Il y a quelques années, ma mère, la
plus merveilleuse des mères, décéda. Je
me trouvais auprès d’elle dans ses derniers moments.
Je me rappellerai toujours ses propos : « Mon enfant,
ta mère doit partir. Ton travail l’a longtemps
maintenue en vie. À présent, elle s’en va.
Fais en sorte que par tes lectures, dans lesquelles Dieu parle
à ceux qui veulent écouter, tu puisses apporter
à d’autres le soulagement et le réconfort
que tu m’as si souvent prodigués. »
J’imagine que vous vous demandez aussi : «
Y a-t-il des échecs ? » S’il n’y
en avait pas, je craindrais de posséder une faculté
surnaturelle. Je suis un homme. Tout être humain subit
des revers lorsqu’il se fie à lui-même. Il
est aisé de s’égarer de la sorte.
En plus d’effectuer deux lectures par jour et de m’entretenir
avec les nombreuses personnes venant solliciter des lectures
ou prendre des renseignements sur l’hôpital, je
dus gérer l’institution pendant un temps. Quand
je repense au bien accompli, je m’aperçois qu’il
l’emporte largement sur les difficultés, les soucis,
les angoisses et les déceptions.
La crise économique suscita la dissolution de l’Association
de chercheurs nationaux et la fermeture de l’hôpital
en février 1931. En dressant le bilan de ma vie, je me
demandai avec tristesse si je ne m’étais pas totalement
trompé.
Quelques semaines plus tard, nous organisâmes une réunion
à mon domicile. Des gens, persuadés de la valeur
des lectures, vinrent de très loin pour y assister. Nous
reçûmes des centaines de lettres et de télégrammes
de la part de ceux qui ne pouvaient être présents.
La salle de séjour, la véranda et même la
pelouse étaient bondées. Je dis alors à
ces personnes ce que je vous dis aujourd’hui :
« Mes amis, je n’ai rien à vendre. Je n’essaie
pas de faire de la propagande. Chacun d’entre vous a pu
expérimenter l’information que je communique dans
les lectures. Certains connaissent mes défauts ainsi
que ceux des personnes qui participent à mon travail.
Le point important n’est pas de savoir si je désire
persévérer. En effet, ma position est simple.
Il y a des années, les lectures sauvèrent la vie
de mon épouse ; après cela, elles rendirent la
vue à mon petit garçon ; elles guérirent
ensuite mon fils cadet. Je peux seulement déclarer :
“Mon Dieu, je ne comprends pas ce qu’il en est,
mais pour tous les bienfaits qui m’ont été
octroyés, puissé-je aider les autres quand ils
s’adressent à moi !” Le point est plutôt
celui-ci : Voulez-vous, individuellement et collectivement,
que je poursuive les lectures ? Voulez-vous que l’on continue
à étudier les informations transmises et les phénomènes
en cause ? Votre propre expérience vous indiquera si
cela en vaut la peine. Ne vous basez pas sur la mienne, mais
sur la vôtre. »
Chacun apporta son témoignage et exprima son souhait
de voir mon travail se poursuivre. À cette réunion,
il fut décidé de créer l’A.R.E. (Association
for Research and Enlightenment, Incorporated). Il s’agit
d’une organisation philanthropique, légalement
enregistrée dans l’État de Virginie pour
procéder à des recherches sur les phénomènes
psychiques. Toute personne intéressée peut faire
partie de l’association.
À l’heure actuelle, il nous est possible de conserver
et de documenter les dossiers beaucoup mieux qu’avant.
Des brochures ont été rédigées sur
certaines maladies. Elles mentionnent les succès obtenus
par des patients ayant observé les prescriptions des
lectures. Elles sont à la disposition de quiconque désire
les consulter.
Ne croyez pas que ma vie soit facile. Depuis trente-cinq ans,
je donne des lectures à ceux qui en sollicitent. Il y
a une vingtaine d’années, on me tournait encore
plus en dérision qu’à présent. J’ai
été exposé aux railleries de foules ignorantes,
aux critiques acerbes des journaux et aux sarcasmes d’intellectuels
arrogants. Mais j’ai aussi connu le bonheur indicible
d’enfants que j’ai secourus, la gratitude de pères,
de mères et d’amis. Maintes personnes m’envoient
des lettres de remerciement, car leur vie a été
changée grâce aux informations des lectures. Certaines
ont trouvé l’espoir, d’autres ont développé
un talent ou progressé spirituellement. En lisant leurs
récits, tous les obstacles, les blâmes et les inquiétudes
s’évanouissent.
Je pense que le monde scientifique modifie graduellement son
attitude à l’égard des phénomènes
psychiques. Des chercheurs très respectés étudient
les lois qui les régissent. Des universités, aux
États-Unis comme à l’étranger, se
penchent sérieusement sur tous ces sujets. Afin d’obtenir
des résultats concluants, la recherche dans le domaine
psychique doit être effectuée par des savants ayant
l’esprit ouvert et provenant de différentes disciplines.
Notre association espère collaborer à cette recherche.
Nombre de questions que vous vous posez trouveront leur réponse
seulement dans un examen approfondi des lectures elles-mêmes.
Bien entendu, les réponses définitives devront
émaner de votre expérience personnelle.
En ce qui concerne l’étude et l’usage de
l’information, voici ce que les lectures recommandent
à quiconque s’intéresse à cette œuvre
:
1. Analyser l’information des lectures et ce qu’en
retirent d’autres personnes. Ladite information est-elle
en accord avec les idéaux les plus nobles ? Conduit-elle
à un éveil physique, mental et spirituel, et à
la compréhension des principes divins ? En l’appliquant
jour après jour, les gens deviennent-ils de meilleurs
époux, parents, enfants, amis, citoyens ? Leurs actions,
leurs paroles et leurs pensées contribuent-elles à
améliorer le monde dans lequel nous vivons ? Les concepts
énoncés dans les lectures portent-ils le sceau
d’approbation de Dieu en obéissant aux lois universelles
?
2. Ne pas demander une lecture dans le but de satisfaire un
caprice émotionnel ou une simple curiosité. Pour
être vraiment profitable, l’information doit toucher
une corde sensible et correspondre à une aspiration spirituelle.
3. Décider de suivre les conseils des lectures, sans
se laisser fléchir par les critiques ou les moqueries
d’autrui.
4. Ce qu’une personne cherche, elle le trouvera. Ceux
qui s’occupent uniquement des choses du monde resteront
à ce niveau. Par contre, ceux qui souhaitent une vie
équilibrée sur tous les plans pourront y accéder.
En plus d’explorer les lectures et les phénomènes
s’y rattachant, l’A.R.E. s’efforce de faire
connaître ce qui s’est avéré utile
dans l’expérience des membres de l’association.
Je voue mon existence à cette cause, sachant que beaucoup
de personnes ont été aidées. J’espère
être un canal des bénédictions divines pour
quiconque s’adresse à moi parce qu’il est
en proie à des difficultés physiques, mentales
ou spirituelles. Voilà ma vie.
EDGAR CAYCE
[1]
Luc 2.49
[2] Association
de chercheurs nationaux
[3] Association
pour la recherche et l'éclairement